
Les lois ont pour but premier de protéger les gens, de défendre l’intérêt général. Mais il existe des pays où les lois (ou certaines) sont votées pour enchaîner les libertés, pour défendre et soutenir la violation des droits de l’homme.
C’est le cas au Pakistan et, malheureusement, dans plusieurs pays qui s’appuient sur des pseudos idéologies religieuses pour défendre des pratiques plus que douteuses, où justice et barbarie ne font qu’un.
La loi anti-blasphème fait partie de ces lois esclavagistes de la pensée humaine, décapitant les libertés. Cette loi est contenue dans le code pénal pakistanais, basé sur l’application- non dans déviations non innocentes- de la Charia. Cette loi a été introduite originellement en 1860 par les Britanniques dans l’Inde alors indivise. En 1927, un paragraphe a été ajouté au Code pénal pour traiter les « actes délibérés et malveillants avec l’intention d’outrager les sentiments religieux d’un groupe quelconque en insultant sa religion ou sa croyance religieuse ». En vertu de cette disposition, une protection était assurée à tous les groupes religieux sur pied d’égalité.
Depuis lors, et notamment à l’arrivée de groupes extrémistes au pouvoir, cette loi a changé de direction. Loin de protéger le droit de chacun à ses croyances, elle condamne tous ceux qui ne partagent pas les mêmes idéologies religieuses avec le pouvoir extrême : l’extrémisme. Ainsi il suffit de sortir du lot pour être jugé, une pensée libre de toutes chaînes, une croyance qui ne sied pas au pouvoir et on se retrouve devant un tribunal souvent dans un simulacre de jugement. Les extrémistes y sont le plus souvent présents afin d’empêcher toute possibilité d’acquittement. Les procès s’éternisent et les amendes se font de plus en plus lourdes. Ces arrestations sont aussi une manière de récupérer la propriété du voisin, pour éliminer un ennemi politique. Vérifier le fondement de l’accusation est souvent difficile et la justice devient, dans la quasi-totalité des cas, impossible.
Arrestations, assassinats, massacres, pillages vont en s’accroissant depuis la promulgation de cette loi. Hommes et femmes, dont le seul crime est d’avoir des idéologies de courant différent (et pas nécessairement contraire), parce que leur croyances religieuses font partie de celles des minorités, parce qu’ils appartiennent aux rangs « faibles » de la société sont punis sévèrement, brûlés vifs, massacrés sauvagement, lapidés.
L'ADE a pris l'initiative en organisant cette campagne signer une pétition pour l'abolition de la loi pakistanaise anti-blasphème. Parce que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits », parce que « tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne » et parce que « toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion », il est du devoir de chacun de dire non à cette loi.
http://www.aed-france.org/blaspheme/?utm_source=ebuzz&utm_medium=ebuzz&utm_campaign=P_BLA

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